Et une nouvelle résolution tenue: le retour de la frange!
Et oui, j’ai profité d’un petit aller-retour en Normandie pour aller chez le coiffeur (et non au coiffeur hein! C’est juste pas possible de se tromper…).
Et comme je n’ai confiance qu’en une seule personne pour s’occuper de mes cheveux, il faut obligatoirement que j’attende d’aller voir mes parents pour les couper. Oui je sais, il y a de très bons coiffeurs à Paris, mais je ne me referai pas…
Donc, samedi matin, 9h30 (et oui…) me voici bien calée dans le fauteuil. Avant de commencer, il faut savoir que je déteste les salons de coiffure, discuter poliment avec les gens, qu’on me touche la tête… C’est bien pour ça qu’à force de repousser ce moment, ma frange s’était transformée en mèche puis finalement avait rejoint la masse!
Donc je reprends, me voilà dans le fauteuil avec la coiffeuse qui va me faire le balayage. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je pense que le prénom est un critère d’embauche dans la coiffure. Il y a toujours une Isabelle, quelques unes avec des prénoms à consonances américaine et des prénoms se terminant en A. Et puis cette histoire qu’il ne faut surtout pas être 2 à avoir le même prénom et vous voilà rebapastisée en Melissa en moins de deux (je précise, je n’ai rien contre ce prénom!).
Bref, elle commence son affaire, moi le nez plongé dans mon livre. Oui ça va bien 5 minutes de faire la causette avec cette jeune fille toute vêtue de blanc, c’est tellement saillant en plein hiver, vive l’uniforme… Mais bon, entre les sèches-cheveux, le téléphone, les petites mamies qui parlent fort, si vous vous lancez dans une conversation, vous êtes obligées de parler fort et là tout le salon est au courant de votre vie: ça jamais. Donc je fais l’autiste et me glisse dans ma bulle…
Et là, me voilà sauvée avec tous ces miroirs, je peux observer tout ce qui se passe, écouter tout ce qui se dit en ayant l’air absorbé par un livre qui n’a rien, mais alors rien du tout, de captivant. Je ne manque pas l’employée qui n’est jamais contente, celle qui est un peu naïve, celle qui remet à sa place l’employée râleuse, celle qui fait semblant d’être hyper occupée mais pas du tout… Et puis il y a les autres clients, oui parce que la tête coincée dans le bac si confortable en attendant de rincer les mèches du dessus, on a le temps d’en voir des choses. Genre la petite mamie à mes côtés qui se relève tout d’un coup car elle croit avoir oublié de mettre une pièce dans le parcmètre, mais non en fait. Le monsieur grincheux qui demande à celle qui à un prénom à l’américaine de se tenir droite et qui ne veut surtout pas de celle en -A car vous comprenez, elle fait du bruit avec son nez, c’est insupportable, elle ferait bien de se faire opérer… Mais monsieur, c’est un être vivant, elle respire seulement…
Ah la la, elles ne font pas un métier facile ces coiffeuses, cela relève bien plus de la psychologie de comptoir que l’on ne l’imagine. En tout cas, je les admire, je ne pourrais pas entendre le dixième de ce qui se dit là dedans. Quelle patience… Et je ne parle même pas des cheveux gras, moches, colorés à outrance ou des hommes avec trois poils sur le caillou qui s’obstinent à demander un coupe, dont elles doivent s’occuper à longueur d’année…
Enfin, deux heures plus tard, quelques rayons de soleil ont élu domicile dans mes cheveux et mon inconditionnelle frange est revenue!








