La consécration!

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S’il y a bien un événement télévisé que je ne manque jamais, c’est bien la cérémonie des Césars. Certains s’affairent devant les Miss France, d’autres devant les Nrj Music Awards, moi c’est le cinéma donc les Césars. Mon rêve absolu serait de pouvoir un jour être présente dans le théâtre du Châtelet à cette occasion, mais bon, l’espoir fait vivre comme on dit!

Bref, cette année côté animation: un tandem Valérie Lemercier-Gad Elmaleh… Ok, mais rien ne vaudra ce cher Antoine de Caunes. Pour remettre les Césars, nous avons eu le droit à l’humour, comment dire… déroutant de notre Gégé national (Gérard Depardieu, le chic et la classe dans toute sa splendeur), je ne comprendrai jamais comment Carole Bouquet a pu vivre avec lui.. . A la plastique parfaite de Lætitia Casta dans une robe plus que transparente, Laura Smet avait je cite « la grosse patate » et Mélanie Laurent en avait plein le dos semble-t-il de  cette interminable cérémonie. Côté lauréats, une Isabelle Adjani en larmes pour remonter encore un peu plus le niveau de la mer, Jacques Audiard a soulevé le problème des sans-papiers  (à quoi bon?…) et Harrison Ford  a eu beaucoup de mal à ce que l’assistance cesse d’applaudir, malgré de multiples « please« .

Mais la consécration a  été pour Jacques Audiard et son film Un Prophète. Déjà récompensé à Cannes du Grand Prix du Jury, les critiques n’ont eu de cesse de le saluer. C’est d’ailleurs l’un des meilleurs films que j’ai vu en 2009. L’acteur Tahar Rahim s’est vu remettre le César du Meilleur Espoir Masculin et celui du Meilleur Acteur Masculin, Niels Arestrup celui du Meilleur Second Rôle Masculin. Puis, Meilleur Scénario, Meilleur Décor, Meilleur Montage, Meilleure Photo… Et pour couronner le tout, Meilleur Réalisateur et Meilleur Film. LA consécration!
Ne manque plus au Palmarès que l’Oscar du Meilleur Film Étranger pour lequel Un Prophète est nommé, réponse le 7 mars.

A noter qu’en 2006, le film de Jacques Audiard De battre mon cœur s’est arrêté avait raflé 8 récompenses, en laissant de côté Romain Duris qui pourtant était brillant.Mais bon, l’Académie ne fait pas ce qu’on veut!

L’avantage des Césars, c’est que les semaines suivantes, de nombreux films sont rediffusés en salle, alors pour ceux qui ont raté Un Prophète, il est encore temps!

L’hystérie collective

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Hier, samedi 20 février, c’était le lancement de la collection maille Sonia Rykiel pour H&M.
J’avais pour souvenir d’être toujours au bureau les journées de lancement des collections créateurs chez H&M, je n’avais donc jamais été témoin de ce genre d’événement.

Hier matin, réveillée bien trop tôt par des ouvriers qui à mon avis avaient pour objectif d’entre dans ma cuisine de manière peu conventionnelle, je me suis levée direction la douche, que j’ai cru collective tellement les travailleurs d’à côté étaient présents, et je suis partie faire un petit tour rue de Rivoli.
J’avais une petite blouse à échanger chez Zara et du coup je me suis dit, tiens je vais en profiter pour aller chez H&M. Et là, l’angoisse… J’ai bien cru un instant qu’on tournait un film… Des filles couraient au rez de chaussé, et là, un attroupement s’agitait autour de quelques vêtements… Ah mais oui, de quelle planète je viens, c’est la collec Sonia Rykiel! Évidemment, hormis les paires de chaussures, qui elles n’ont pas fait fureur il faut croire, il ne restait pas grand chose. Et je sentais de la tristesse dans le regard de certaines, une déception de ne pas s’être levée pour l’ouverture aussi…

Comme je n’avais pas retrouvé ma blouse Zara dans la bonne taille, je suis allée aux Halles. Et là idem, pas de blouse, je repars avec mon sac, ma blouse et mon ticket, et puis, tiens, un petit tour chez H&M. Et là, c’est puissance 10!!! J’imagine qu’il a été mieux fourni car  il reste pas mal de choses, et la fourmilière s’active, sur le pied de guerre. Je reste 10 bonnes minutes à rôder autour du corner Sonia car ces comportements m’impressionnent… Les filles s’arrachent les cintres, se mettent à deux à tirer sur un pull miniature, prennent tout ce qu’elles peuvent et s’isolent plus loin entre deux rayons, à l’abri, pour faire le point… J’hallucine… Mais ça m’a bien fait marrer!

Vivement la prochaine collection créateur, cette fois je me ferai l’ouverture: l’humain me fascine trop…

La vie parisienne

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La semaine dernière, je suis allée au théâtre. C’est assez rare pour le mentionner je vous assure. Je ne sais pas très bien pourquoi mais il est vrai que je n’y vais pas très souvent, peut être pas assez démocratisé encore pour moi, bref j’y vais jamais.
Et là mon meilleur ami me propose une pièce, La Vie Parisienne de Jacques Offenbach, avec pour argument principal: c’est pas loin de chez toi et on va se marrer… Vendu!
Rendez-vous 20h devant le théatre Antoine (Paris 10) et fait exceptionnel (j’en parlerai plus tard…) je suis arrivée avec une heure d’avance! J’ai bien eu le temps de comprendre à quel guichet il fallait passer selon le mode de réservation etc etc…

Le voilà, il arrive, il retire les billets et on nous demande de monter au premier. Nous bien sur, en bons petits moutons, on monte. Une petite dame nous place au premier rang du premier balcon, lui sur un strapontin, moi sur un fauteuil. Et là c’est un peu le drame, même chez Ryan Air on a plus de place pour nos jambes (c’est peu dire…). Passé le mètre soixante quinze, plus rien n’est adapté, je vous l’dis!
Donc bon on papote un peu (genre un quart d’heure) et là la petite dame revient vers nous et redemande à contrôler nos billets. Mon ami est noir, je suis blonde, intérieurement je me dis que c’est un peu abusé que ça tombe forcément sur nous, (!!!) et là elle nous dit qu’elle s’est trompée: on est à l’orchestre…

Nous voilà repartis en bas, tac tac tac, et hop, au premier rang, lui sur un strapontin moi sur un fauteuil. On ne pouvait pas être plus près et on a de la place pour nos jambes cette fois! Le seul hic, c’est que je suis super pudique, et le fait d’être collée aux artistes me gène vraiment et ne me mets pas du tout à l’aise, mais bon, c’est comme ça.

Voilà, le spectacle va commencer… Voici un rapide descriptif de la pièce (trouvé sur internet):
Le rideau se lève sur le plateau presque entièrement nu, laissant apparaître la magnifique architecture du théâtre Antoine.
Ici et là, 11 personnages « en quête d’auteur » attendent patiemment.
Le régisseur du théâtre rejoint par l’habilleuse vont mettre à la disposition de ces visiteurs d’un soir tout leur stock accumulé au fil des spectacles : une foultitude d’instruments de musique, de costumes, de décors et d’accessoires correspondant plus ou moins à la situation…avant d’entrer à leur tour dans la danse et de s’avérer progressivement aussi artistes que les 11 personnages.
Une mise en perspective toute théâtrale pour célébrer à ma façon le chef d’oeuvre absolu d’Offenbach à travers une troupe de 13 artistes époustouflants de virtuosité, chacun à la fois comédien, chanteur, musicien et danseur.

Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est la facilité déconcertante  avec laquelle  chaque artiste chante, joue du piano, danse, puis joue de la harpe, puis de la guitare… De vrais artistes complets comme on n’en voit pas souvent. Et puis l’histoire et drôle, on rit à en pleurer, les personnages sont simples, attachants, et tout simplement parfaits. Et ce qui n’est pas négligeable non plus, le théâtre est magnifique, on dirait une jolie miniature.

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en y allant, je n’avais lu aucun article, mais l’heure passée dans le hall d’entrée m’a fait comprendre qu’on ressortait du théâtre avec le sourire: et c’est vrai!