L’hystérie collective

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Hier, samedi 20 février, c’était le lancement de la collection maille Sonia Rykiel pour H&M.
J’avais pour souvenir d’être toujours au bureau les journées de lancement des collections créateurs chez H&M, je n’avais donc jamais été témoin de ce genre d’événement.

Hier matin, réveillée bien trop tôt par des ouvriers qui à mon avis avaient pour objectif d’entre dans ma cuisine de manière peu conventionnelle, je me suis levée direction la douche, que j’ai cru collective tellement les travailleurs d’à côté étaient présents, et je suis partie faire un petit tour rue de Rivoli.
J’avais une petite blouse à échanger chez Zara et du coup je me suis dit, tiens je vais en profiter pour aller chez H&M. Et là, l’angoisse… J’ai bien cru un instant qu’on tournait un film… Des filles couraient au rez de chaussé, et là, un attroupement s’agitait autour de quelques vêtements… Ah mais oui, de quelle planète je viens, c’est la collec Sonia Rykiel! Évidemment, hormis les paires de chaussures, qui elles n’ont pas fait fureur il faut croire, il ne restait pas grand chose. Et je sentais de la tristesse dans le regard de certaines, une déception de ne pas s’être levée pour l’ouverture aussi…

Comme je n’avais pas retrouvé ma blouse Zara dans la bonne taille, je suis allée aux Halles. Et là idem, pas de blouse, je repars avec mon sac, ma blouse et mon ticket, et puis, tiens, un petit tour chez H&M. Et là, c’est puissance 10!!! J’imagine qu’il a été mieux fourni car  il reste pas mal de choses, et la fourmilière s’active, sur le pied de guerre. Je reste 10 bonnes minutes à rôder autour du corner Sonia car ces comportements m’impressionnent… Les filles s’arrachent les cintres, se mettent à deux à tirer sur un pull miniature, prennent tout ce qu’elles peuvent et s’isolent plus loin entre deux rayons, à l’abri, pour faire le point… J’hallucine… Mais ça m’a bien fait marrer!

Vivement la prochaine collection créateur, cette fois je me ferai l’ouverture: l’humain me fascine trop…

Les soldes au masculin

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A moins d’être resté coincé dans son ascenseur depuis plus d’un mois ou de tout juste débarquer de la navette spatiale d’E.T., personne n’a pu passer à côté de l’information capitale du mercredi 6 janvier: Les SOLDES!

Pour cause d’intempéries sur mon compte en banque… ce n’est pas pour moi que j’ai bravé les foules samedi dernier, mais pour mon barbu!
Et stupéfaction, un mec, c’est très, mais alors TRÈS compliqué dans un magasin de fringues…
A la recherche d’un pantalon noir, direction une grande chaîne espagnole (dont je tairai le nom). Et bien mesdemoiselles, sachez que le rayon homme, et bien c’est un sacré bordel… Cela démontre assez clairement l’intérêt que nous pouvons porter à nos vêtements, et eux pas du tout!
J’arpente les rayons, enjambe les cintres qui traînent par terre, à la recherche de ce qui pourrait plaire au barbu. Bien évidemment je porte le tout, et nous voilà en cabine d’essayage.
Et là, j’aurai tellement aimé que cela ressemble à la photo, mais pas du tout. J’ai le droit de me poster devant le rideau, mais surtout pas de rentrer dans la cabine, on ne sait jamais…! Et l’attente est comment dire… longue… très longue… « Tu as essayé quoi? » Et là il sort avec la première chemise (moi qui croyait qu’il avait déjà tout essayé mais que rien n’allait, je m’étais bien fourré le doigt dans l’œil!). 25 minutes plus tard: 2 chemises, 1 pull et 1 pantalon ont été enfilés,et nous voilà partis avec le pull et le pantalon. Au passage, ma patience a été récompensée par une jolie petite blouse en plumetis. Ouf!

Mais la mission ne s’arrête pas là, il fallait des chaussures aussi! Et là, je manque d’air, ma bubble est restée à la maison apparement et le calvaire continue. Me voilà transformée en vendeuse de chez **** (chaîne de chaussures à prénom!)… et je m’entends dire: « Mais si, elles te vont très bien, et puis le daim noir, c’est plus facile à porter que le cuir quand on n’est habitué qu’aux baskets. Elles seront parfaites avec le pantalon, ou avec un jean et ta veste noire. Et les montantes marrons, sont nickel aussi, avec un jean et un pull, pour changer un peu des Stan Smith… » et blablabla et blablabla… Oui parce que le barbu, il a besoin d’une personal shoppeuse, il lui faut un argumentaire étayé d’exemples précis, tout est réfléchi.

Et c’est là que je me dis, que nous les filles, on achète beaucoup plus de fringues, car finalement, la réflexion n’est pas du tout le cœur de sujet, nous marchons au coup de cœur, et en fin de compte, ce petit haut ou cette robiche, on ne les mettra qu’une ou deux fois, mais il nous les fallait ABSOLUMENT!

Photo Klick – JoDjo